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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

ARBRE DE VIE


















L'Arbre de vie


Genèse chapitre 2
16- L’Éternel - Dieu donna un ordre à l’homme, en disant : "Tous les arbres du jardin, tu peux t’en nourrir ;
17- mais l’arbre de la science du bien et du mal, tu n’en mangeras point : car du jour où tu en mangeras, tu dois mourir!"


Eve ne reçut jamais l’ordre de Dieu, puisqu’elle n’était pas née au moment de cet ordre.

La cabale affirme que l’arbre de la vie du jardin d’Eden est la science cabaliste
elle-même.
Zohar Paracha Béaâlotékha
La Torah possède un corps constitué par les commandements de la Torah, appelés « corps de la Torah » ; ils sont recouverts d’habits qui sont les récits qui se déroulent dans ce monde. Les sots de ce monde ne voient que cet habit constitué par le récit de la Torah, sans en savoir plus ; et ils ne voient pas ce qui est sous l’habit. S’il en savait plus, ils ne regarderaient pas l’habit, mais le corps qui est sous l’habit.


Selon les commentateurs, et notamment le Midrach ha-gadol , rapporté par le rabbin Elie Munk ( La voix de la Torah ), l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal étaient proches l’un de l’autre et avaient la même racine.

Si ces deux arbres se trouvaient dans le Paradis, rapporte ce Midrach , c’est pour t’enseigner que l’homme peut tout y trouver ; celui qui cherche l’arbre de vie, l’y trouve ; celui qui cherche l’arbre du bien et du mal, l’y trouve. L’homme a deux chemins devant lui et il peut prendre celui qu’il veut.

Peut-être peut-on comprendre la différence, de même que le rapport, entre ces deux arbres, dans la mesure où l’arbre du bien et du mal est celui qui offre à l’homme le libre-arbitre, tandis que l’arbre de vie est celui qui lui garantit la rétribution ou le châtiment liés à l’exercice de ce libre-arbitre. En effet, lorsque la Tora définit ce qu’est le libre-arbitre, elle le fait par référence à « la vie et la mort » ( Devarim 30, 19), alors que c’est bien sur la différenciation entre le bien et la mal que porte son contenu.techouvot


La consommation du fruit est à l'origine de la perte de la conscience du Vrai et du Faux au profit de la conscience du Bien et du Mal. Maïmonide remarque que lorsque l'on parle de vérités indiscutables, on emploie les termes Vrai, emeth et Faux, chéker. En revanche, lorsque l'on parle de choses probables et subjectives, c'est les termes Bien, Tov et Mal, R'a qui sont utilisés : « Le mal et le bien existent dans (les choses des) opinions probables, et non dans les choses intelligibles; car on ne dit pas que cette proposition: « le ciel est sphérique » soit bonne, ni que cette autre: « la terre est plane » soit mauvaise. Mais on appelle l'une vraie, l'autre fausse. Ainsi dans la langue on emploie (en parlant) du Vrai et du Faux (les mots) emeth et chéker, et pour Bien et Mal (on dit) tov (bon) et r'a (mauvais). » La connaissance du Bien et du Mal est donc la perte de la conscience de l'échelle des valeurs parfaites. Un Midrach illustre cette idée en l'appuyant sur l'exégèse d'un verset de la Genèse (3-12). Juste après la faute, D.ieu demande à Adam de s'expliquer. L’homme répondit: «La femme que tu m’as donnée, c'est elle qui m'a donné du fruit de l'arbre, et j'ai mangé » (Genèse 3-12). L'auteur de ce Midrach remarque que l'expression « j'ai mangé » est écrite au futur : j'en mangerai; seul le Vav conversif placé au début de ce verbe permet de dire qu'il s'agit d'un passé. Il en déduit que la Torah fait ici allusion à une partie du dialogue qui a eu lieu entre D.ieu et Adam et qui ne figure pas explicitement dans le texte de la Torah. Adam déclare à D.ieu qu'il a mangé du fruit défendu et ... qu'il en remangera dans l'avenir!! Ainsi s'arrêtent les propos de ce Midrach. Ils sont stupéfiants. Adam après avoir fauté semble faire preuve de la plus grande insolence. Il déclare à D.ieu, avec lequel il est en train de parler, qu'il a fauté et qu'il fautera de nouveau, à l'avenir ! Il semble que ce Midrach exprime de façon allégorique, l'idée que nous venons de développer. Adam se présente devant D.ieu en disant que la faute a perturbé son échelle de valeur. C'est sa détresse qu'il exprime devant D.ieu. Il a pris conscience qu’il s’est forgé un système dans lequel il est bien de consommer ce fruit, et que par conséquent, il risque d'en manger de nouveau en étant persuader de faire le Bien : « J'ai mangé et je remangerai. » La même idée apparaît dans les propos du serpent lorsque celui-ci déploie toutes ses qualités de séduction pour faire fauter Eve. L'argument qu'il estime à même d'entraîner Eve dans la faute, c’est la possibilité qu’offre la connaissance du Bien et du Mal de devenir comme D.ieu : « ...du jour où vous en mangerez, vos yeux seront dessillés, et vous serez comme D.ieu connaissant le Bien et le Mal. » (Genèse 3-5). L'étude de ce verset laisse le lecteur attentif perplexe. Si l’on comprend l’objet de la tentation : devenir comme D.ieu, en quoi la connaissance du Bien et du Mal peut-elle le permettre ? Rachi explique que la tentation était de devenir comme D.ieu, c'est à dire « d'être à même de créer des mondes ». De nouveau, nous devons nous interroger sur le sens de ce commentaire. En quoi la connaissance du Bien et du Mal permet-elle de créer des mondes ? Il semble que la faute soit attrayante pour elle même. Il n'est pas nécessaire que celle-ci soit a l'origine d'un profit quelconque pour être désirée. La faute en créant une nouvelle échelle de valeur fait de l'homme un créateur de système, et donc un créateur de monde. Etant à l'origine de la perte de la conscience du système de valeur régissant le monde tel qu'il a été voulu par D.ieu, elle permet à l'homme qui faute de créer un système qui justifie son action, de sorte que l'homme devient le maître de l'échelle de valeur qui régit le monde d’après la faute. En réalité, l'être humain vit dans un monde qu'il n'a pas créé, il en subit ses contingences. Il se doit d'agir le mieux possible, en prenant en considération les paramètres qui régissent son action. Lors de sa création, l'homme connaissait de manière innée les critères véritables qui régissent la vie de l'homme sur terre. La faute a altéré cette perception. Elle a conduit l'homme à créer un système intégrant son action et la justifiant. Or, qu'est-ce un monde si ce n'est un système dans lequel l'homme évolue et agit. La faute en créant une nouvelle échelle de valeur fait de l'homme un créateur de système, et donc un créateur de monde. Il n'est rien de plus tentant pour l'homme que de se sentir maître de ce qui est Bien et de ce qui est Mal, de régir la vie sa vie sur terre par un système qu'il aura créé lui-même en fonction de ses aspirations et dépendant directement de son mode de vie. Adam et Eve ont fauté afin de ne plus avoir une connaissance exacte et parfaite des règles qui régissent la vie du genre humain sur terre. Ils voulaient se mettre dans une situation ou eux seules décideraient de ce qui est Bien et ce qui est Mal, et cela même si leur définition est erronée. En proposant un projet concurrent de celui de D.ieu pour l’homme, l’homme a l’illusion qu’il se substitue au Créateur. L'acquisition du Bien et du Mal au détriment du Vrai et du Faux est l’écueil dans lequel ne devait pas tomber les premiers êtres humains. Depuis cette faute, on peut parler d'un exil des valeurs. La vérité n'est plus claire. Elle doit être constamment recherchée et redéfinie. La tâche originelle de l'homme n'était pas de redéfinir un monde qui ne lui appartenait pas. Elle était plutôt de vivre de faucon harmonieuse sa spiritualité en cherchant par le maintien de la vérité existentielle a créer l'homme qui est en lui. DEFINITION DU NOUVEAU SYSTEME DE VALEUR CREE PAR LA FAUTE.

La faute a créé un nouveau système de valeur. Quel est-il ? Nous avons expliqué que le système créé par la faute a pour objet de la justifier. Etudions ce qui est dit à propos de cette faute et nous pourrons ainsi comprendre quelles en sont ses conséquences. Avant la faute, Eve observe le fruit et le trouve: « ...bon comme nourriture... attrayant à la vue et précieux pour l'intelligence » (Genèse 3-6). La faute d'Adam et Eve a été de satisfaire uniquement leurs sens corporels. Le fruit était bon comme nourriture, attrayant à la vue et précieux pour l'intelligence, toutefois il était interdit à la consommation par D.ieu. Il n’avait aucune fonction dans le cadre de la perfection ultime de l'homme. Le manger, c'est agir en épicurien, sans se soucier de la perfection de l’âme ni des exigences spirituelles. La conséquence de cette faute est évidente : Adam et Eve justifient cette action et créent un nouveau système, dans lequel le Bien est le plaisir corporel et le Mal tout ce qui peut contrarier son obtention. L'aspect spirituel de la condition humaine peut encore exister dans ce nouveau système, toutefois celui-ci est relégué à un niveau d’importance moindre, seul compte vraiment la satisfaction immédiate des besoins physiques et matériels. La Torah a pour but de montrer le chemin permettant de retrouver le système de valeur originel. Le monde dans lequel nous vivons est défini par ce système établi par Adam et Eve lors de la consommation du fruit défendu. La Torah a pour but de montrer le chemin permettant de retrouver le système de valeur originel. Son étude permet d'accéder à la définition du Vrai et du Faux et quitter un nouveau de conscience régi par le Bien et le Mal. Maimonide dans le chapitre étudié ci-dessus est très explicite à ce propos: « Mais lorsque, désobéissant, il pencha vers ses désirs venant de l'imaginative et vers les plaisirs corporels de ses sens comme dit (l'Ecriture): « que l'arbre était bon pour en manger et qu'il était un plaisir pour les yeux », il fut puni par la privation de cette compréhension intellectuelle....Et ayant obtenu la connaissances des opinions probables, il fut absorbé par ce qu'il devait trouver laid ou beau. » La faute a fait perdre à l'homme « la compréhension intellectuelle » particulière dont il était doté, à savoir celle qui lui permettait de connaître le Vrai et le Faux, pour lui faire acquérir « la connaissance des opinions probables » qui sont l'expression de ce qu' « il trouve laid ou beau », c'est à dire Bien ou Mal. LE ROLE DU VETEMENT APRES LA FAUTE

Nous avons expliqué, en suivant le chemin tracé par Maïmonide dans le Guide de Egarés, que la faute a consacré un système qui consacre la matérialité de ce monde; toutefois, il semble que le nouveau système laisse une place dans la conscience de l'être au système originel. L'individu, après la faute, se trouve dans une situation complexe où son monde est régi a priori par une recherche effrénée des biens matériels, mais où l'aspect spirituel de sa nature n'est pas complètement annihilé. Dans une telle situation, l'homme n’a pas résolu son rapport à la matière. L'homme sait que la matière a prédominé ses préoccupations spirituelles. Les plaisirs de ce monde sont pour lui l'objectif premier à atteindre, toutefois il ne peut pas l'accepter complètement. Le premier habit confectionné par Adam et Eve ne l’a pas été dans une optique de repentance. Au contraire : ce vêtement devait permettre de maintenir l’erreur originelle. En s’habillant, l'homme peut oublier l'aspect biologique qui est en lui. Il peut penser qu'il est entièrement intellect. Cet état peut le mener à vivre en épicurien sans pour autant remettre en question son état d'être humain supérieur au reste de la création. Et l'habit donnant une prééminence à la matière contribue au maintien de l'erreur originelle. Seul un habit qui met à la matérialité qui est en nous à la place qui est la sienne, peut permettre à l'intellect d'évoluer librement et ainsi de retrouver la Vérité existentielle : celle que connaissait Adam avant la faute. Nous avons remarqué au début de notre étude que D.ieu, Lui même, confectionna le second vêtement de l'humanité. Par ailleurs, plusieurs commandements de la Torah se rattachent à l'habillement. Cela prouve qu’il est un moyen par lequel l'homme peut se rapprocher de D.ieu. Ce qui compte, c’est la démarche de l’individu qui se révèle à travers l’habillement. L’habit juif doit répondre à une exigence de spiritualité. C'est le sens qu'il faut donner au Midrach qui interprète le verset : « L'eternel-D.ieu fit pour l'homme et pour sa femme des tuniques de peau, et les en vêtit. » (Genèse 3-21). « Rabbi Meïr disait: « Ne dis pas que D.ieu leur a confectionné des tuniques de peau [en hébreu 'Or, écrit avec la lettre hébraïque ayne] mais des tuniques de lumière [Or, écrit avec la lettre alef] ». Une parabole du Rabbi de Vijnitz résume l'idée que nous avons développée. Un roi condamna un ministre pour avoir commis une faute à porter dans son nez des chaînes en fer jusqu'à la fin de ses jours. Celles-ci devaient marquer à jamais son infidélité. A sa mort, ses enfants qui n'étaient pas nés lors de sa condamnation, ne savaient pas que les chaînes que leur père avait portées toute sa vie avaient pour but de perpétuer le souvenir de sa faute. Ils décidèrent de porter eux aussi le même type de chaînes. Ils se confectionnèrent des chaînes en or et se les firent poser au nez. Un ancien les remarqua et leur dit: « Sots ! Votre action ne fait que perpétuer le souvenir de la faute commise par votre père ! » janine.sefarad


                                                              L'Arbre de la connaissance

LE TETRAGRAMME






Le Nom imprononçable de Dieu







Il se transcrit encore en YHWH, forme consonantique imprononçable, car pour nous Juifs il est interdit de prononcer le Nom sacré de Dieu.
Ils évitent encore ce sacrilège en l'appelant Adonaï (Seigneur) ou encore Ashem (le nom).

Les Juifs s'imposent une interdiction de prononcer le Tétragramme, basée sur le troisième commandement : « tu n'invoqueras pas le Nom de ton Dieu en vain »

Le judaïsme fut la première religion à enseigner le monothéisme, croyance en un seul dieu transcendant, qu'exprime la prière récitée plusieurs fois par jour comme profession de foi, Shema Israël (premiers mots hébreux de la prière): « Écoute Israël ! L'Éternel est notre Dieu, l'Éternel est Un. Tu aimeras l'Éternel ton Dieu de tout ton coeur, de tout ton être, de toute ta force. Les paroles des commandements que je te donne aujourd'hui seront présentes à ton coeur; tu les répéteras à tes fils; tu les leur diras quand tu resteras chez toi et quand tu marcheras sur la route, quand tu seras debout; tu en feras un signe attaché à ta main, une marque placée entre tes yeux, tu les inscriras sur les montants de la porte de ta maison et à l'entrée de ta ville. » (Deutéronome VI, 4-9).

Dans le judaïsme, le Nom de Dieu est plus qu'un titre distinctif, il représente la conception juive de la nature divine, et de sa relation aux hommes, et au peuple juif en particulier.
Afin de marquer son respect, sa révérence, sa crainte pour les noms sacrés de Dieu, les soferim (scribes des textes sacrés) marquent une pause avant de transcrire l'un d'eux, et préfèrent utiliser une autre marque de révérence lorsque marquer un nom de Dieu n'est pas nécessaire. Les divers noms de Dieu dans le judaïsme, dont tous ne sont pas des noms, mais des attributs, des métonymies, des épithètes ou des métaphores, représentent Dieu tel qu'il est connu autant que les aspects divins qui lui sont attribués.onelittleangel


Dans l'épisode du Buisson ardent Moïse dit à Dieu : « Voici, je vais trouver les Israélites pour leur dire : "Dieu de vos pères m'a envoyé vers vous." Mais s'ils me disent : "Quel est son Nom ?", que leur dirai-je ? Dieu dit à Moïse : "Je serais ce que je serais" (Ehyéh Acher Ehyéh) Ex 3. 13-14

אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה
Rachi dans son célèbre commentaire qui s'appuie sur la répétition du futur dit:
"Je serai avec vous, dans ce malheur et dans tous les autres malheurs qui viendront"

Le Nom est fait pour être caché comme dit le Talmud : ne lis pas : léolam " à jamais " mais " pour le cacher "

"Le Nom ne renvoie à rien d’autre qu’à lui-même ; différent d’un nom propre qui renvoie à la personne qui le porte, le Tétragramme ne renvoie pas à une autre réalité qui serait D.ieu. Le Nom offre l’impensable. Voir le Nom de quatre lettres c’est s’abîmer dans le néant, faire l’expérience du vide. " M. A. Ouaknin

Le Tétragramme a pour valeur numérique : 26

Dieu sous le nom d’Elohim porte les attributs de la justice, et sous le nom du tétragramme imprononçable porte les attributs de la miséricorde.

EVE ET LE SERPENT
























Mary Groom


Nahash נחש se traduit par serpent, est le mot hébreu utilisé dans la Bible pour désigner la bête connue traditionnellement comme le « Serpent » de la Genèse. C'est le Serpent qui entraine la chute d'Adam et Ève en les faisant goûter au fruit défendu

Genèse chapitre 3
1) Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il dit : « Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ! »
2) La femme dit au serpent : Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin.
3) Mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : « Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sinon vous mourrez ! »
4) Alors le serpent dit à la femme : Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !
5) Dieu sait que: le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez
comme Dieu qui connaissant le bon et le mauvais.
6) La femme vit que l'arbre était bon pour la nourriture et plaisant pour la vue, qu'il était,cet arbre, désirable pour le discernement. Elle prit de son fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea.


Alors que Dieu avait interdit à Adam de manger des fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, Eve annoncera au serpent l’interdiction d’y toucher.
La non-communication entre Adam et Eve fut à l’origine de ce changement. Selon le midrash, ce rajout coûtera le jardin d’Eden à Adam et Eve.
D’où la formule de nos maîtres : « Qui en fait trop, perd ».akadem



Rav YITSHAK JESSURUN

oheltorah

Lorsqu'Eve, la première femme, se trouva face au serpent, elle ne se trouva pas devant un animal quelconque. Elle fut en présence d'un adversaire de taille - et ceci dans tous les sens! Le serpent du récit, était un animal géant, qui marchait debout. Nous lisons, en effet, que ce fut justement suite à son intervention malveillante que D. lui ôta les pattes! Avant la faute, l'animal parlait, discutait, raisonnait, et son interlocuteur était l'être humain! Que désirait le reptile? Pourquoi tenait-il tant à ce que l'homme mange le fruit interdit? Nous lisons encore qu'il demanda à Eve si c'était vrai que D. lui avait interdit de consommer le fruit de l'arbre de la connaissance. Il s'étonna ostensiblement de ce fait. L'idée de l'interdit lui fut absolument incompréhensible. Car, comment peut-on aller à l'encontre des instincts?

Les termes qu'il utilisa furent Af ki amar Elokim lo tokhelou… Nous sommes là devant un terme qui est peu habituel dans la Torah et qui, en effet, n'est pas la forme d'une question mais d'une affirmation. Curieusement, ceci se laisse mieux traduire par:“Même si D. t'a interdit…, tu pourras manger quand même.” A première vue cela parait déconcertant ; “Même si…”. Le serpent tente à induire Eve à l'interdiction en lui disant:“Même si D. t'a interdit…” Peut-on justifier un comportement contre la volonté de D. avec l'argument de “Même s'Il t'a dit?”

Le reptile, dans ce récit, est majestueux. Il représente le monde animal dans toute sa puissance, dans toute sa violence et surtout dans la plénitude de l'idéologie bestiale. C'est que l'animal aussi accomplit le désir de D. Lorsque celui-ci se livre à ses instincts et ses impulsions primaires, il accomplit exactement ce que D. attend de lui. L'animal ne connaît point le principe du perfectionnement. L'idée même qu'on puisse se parfaire, lui est totalement étrange. Dans son concept de l'existence, le désir de vouloir maîtriser les tendances primitives et naturelles, contredit la droiture de la création. En effet, ce serait justement en allant contre sa nature, que l'animal perdrait toute sa raison d'être dans le monde. En ceci, l'homme et l'animal se trouvent diamétralement opposés dans leur recherche de conquête de l'univers. L'auto-perfectionnement, la recherche d'une évolution spirituelle, à travers la domination des instincts primaires, est une possibilité offerte en exclusivité, à l'homme. (Commentaire de Rav S.R. Hirsch.)


En fin de compte, ici, dès l'aube de l'histoire, nous assistons à la lutte pour la maîtrise morale de l'univers. A qui va appartenir ce monde : à l'animal ou à l'homme? Ira-t-on vers un monde primitif et bestial ou un monde raffiné et intelligent? Est-ce que la bête devra se ranger dans une hiérarchie humaine, où elle devra se contenter d'une deuxième place, ou, au contraire, le monde sera-t-il le sien, où l'homme ne sera que l'invité, toléré seulement, tant qu'il accepte les désirs primitifs comme vérité première?

Dans ce sens c'est justement le reptile, le plus primitif des animaux, qui fera entendre sa voix comme le représentant le plus authentique du monde animal.

Ce serpent va la tête levée, tout comme l'homme debout, sur deux pieds. Il est fier, et il se sent à même de faire face à l'homme et de se mesurer à lui. Il possède une philosophie entière pour justifier, soutenir, et réclamer un monde animal…

D., dans la suite de l'histoire, lui ôte ses pattes. Le colosse ventripotent dégénère pour devenir un animal rampant, s'avançant dans la poussière et le sable. Désormais, pattes, taille et parole seront perdues. L'empire du dinosaure a pris fin. D. révèle au monde ses intentions véritables: derrière le grand discours du naturel, de l'instinctif et de l'intuitif, se cache le désir de définir le monde comme uniquement matériel et charnel ; or, D. souhaite que l'homme devienne conscient du caractère vicieux de ce langage.


Nous ne comprenons que peu de choses de ce qui se passait au Jardin d'Eden avant la faute d'Adam et Eve. Le monde, à cette époque, était différent du notre d'aujourd'hui. La terre produisait sa récolte sans aucun labour. Les animaux y parlaient et avec leur taille démesurée, leur morphologie aussi différait de celle des bêtes contemporaines. Apparemment, aussi, les lois atmosphériques et physiques qui régnaient en ce temps, ne correspondaient pas à celles du monde d'après. Toute civilisation postérieure fut construite sur les débris fossilisés ensevelis de cette époque.

Nous ne possédons que des renseignements carbonisés de cette période. Ce temps fut la préhistoire. La Torah nous en parle, pas longuement, juste suffisamment pour que l'homme puisse comprendre le minimum de l'évolution réelle de l'univers.


D. fit prendre conscience à l'homme des intentions véritables du serpent. Cela fut fort nécessaire car le discours de l'animal paraissait noble, raisonnable et généreux. Il sonnait parfaitement convaincant lorsqu'il décrivait le caractère charitable et pur des désirs primitifs. Enfin, l'animal, lui au moins, semblait comprendre ce monde!

Après la faute d'Adam et Eve, la bête géante devint toute petite. Tout à coup, on la voyait dans ses justes proportions: rampant sur terre, se baignant dans la terre et se nourrissant de poussière. Soudainement on vit que ce géant n'était qu'un assoifé du monde matériel et désormais la femme ne pouvait que haïr le discours primaire de l'animal-roi.


Cependant, la culture de dinosaure ne cessa pas pour autant!

Dans chaque génération les matérialistes purs persistèrent à laisser la parole à l'animal en nous. Et, pire encore, à cultiver et faire croître cet animal en nous. Aujourd'hui ils sont encore plus présents que jamais, se présentant toujours avec la plus haute respectabilité.

La religion, nous disent-ils, est une source dangereuse de frustrations. L'homme ne devrait pas chercher son bonheur par la taharat michpa'ha, par la pureté familiale. On ne devrait pas pratiquer le mikvé. Quant aux interdits de la cachrout, ils nous conseillent de les abolir le plus rapidement possible.

Que nous proposent-ils à la place? Le bonheur ultime! La dite liberté. L'épanouissement par la promiscuité. Une vie sans restrictions et retenue. Consommez, vivez, carpe diem et ne délaissez surtout rien. Mais, voyons donc, ce fut exactement le discours du serpent originel et le voilà donc, tristement de retour.


Lorsque la Torah nous interdit la consommation des reptiles, des insectes et de tout ce qui rampe par terre, nous trouvons dans le texte quelques points curieux.

D'abord, en interdisant ces animaux, la Torah s'exprime en précisant: “Kol holekh al ga'hon” - Vous vous abstiendrez de `tout ce qui avance sur le ventre'. Ceci fait manifestement allusion à l'histoire du premier serpent, qui fut maudit par un langage identique : “Al geh'onekha telekh.”, `C'est sur ton ventre que tu avanceras'.

D'autre part, elle fait suivre cela en ajoutant: “Je suis l'Eternel qui vous ai fait sortir du pays d'Egypte”. Rachi, au nom du midrach, explique: Le seul fait que vous ne consommiez pas ces bestioles, justiferait déjà la sortie d'Egypte! Rien que le fait de ne pas manger des animaux rampants, sans l'accomplissement d'aucune autre mitsvah, suffit pour que D. fasse sortir un peuple de l'esclavage!


La Torah semble comuniquer à l'homme le message suivant: L'homme ne doit jamais se laisser rabaisser pour s'identifier à ce qui se passe à ras du sol. A tout instant l'homme doit se rappeler la spécificité unique qui est sienne : l'élévation. Tant que la hauteur de l'insecte - ne ce serait-ce que ces quelques milimètres - le sépare de la terre, l'homme est homme, éloigné du concept animal et primaire. Tant qu'il connait et maintient le principe du rafinnement spirituel, en opposition avec les impulsions matérielles, il a sa place sur terre. Déjà la civilisation Egyptienne d'antan, avait renié ces vérités. Par conséquent, D. nous dit que, par le seul mérite de cette mitsva, la sortie d'Egypte a son plein sens. Le petit effort produit par l'homme, équivaut à la déclaration de sa prise de conscience qu'il est véritablement capable de s'élever vers le ciel.

BEHEMOTH et LEVIATHAN








Behemoth and Leviathan: engraving by William Blake

Béhémoth, dans la tradition juive , créature monstrueuse associée au Mal, indissociable de Léviathan.







La première des œuvres de Dieu

Béhémoth est décrit dans le Livre de Job (XL, 15-24), aux côtés de Léviathan. Monstre aquatique — il vit dans les marécages, caché dans les roseaux ou couché sous les lotus —, énorme et doté d’une grande puissance (« Ses os sont des tubes d’airain, sa carcasse, comme du fer forgé »), il est, selon l’auteur du texte, « la première des œuvres de Dieu ».

On trouve une longue description du monstre appelé Léviathan dans le Livre de Job (XL, 25-32 et XLI, 1-26). C’est un animal monstrueux, doté d’une « double cuirasse » et d’un dos en « rangées de boucliers », protection sur laquelle rebondissent sans le blesser lances, javelots comme pierres. Certains de ses attributs évoquent fortement le dragon : en effet, de la fumée sort de ses naseaux, une flamme de sa gueule, « son souffle allumerait des charbons ». Intrépide et puissant, il génère la peur : « la terreur règne autour de ses dents […] et devant lui bondit l’épouvante. Quand il se dresse, les flots prennent peur et les vagues de la mer se retirent ». Dans le Livre d’Isaïe (XXVII, 1), Léviathan, « dragon qui habite la mer », est qualifié de serpent « fuyard » et « tortueux ».

La tradition hébraïque, fondée sur les commentaires des textes sacrés, considère que Béhémoth et Léviathan sont « les grands monstres marins » créés par Dieu au cinquième jour, dont il est fait mention dans la Genèse (I, 21).

Cette interprétation se retrouve dans la littérature apocryphe intertestamentaire. En effet, selon le Quatrième Livre d’Esdras et le Deuxième Livre de Baruch, Béhémoth, ainsi que Léviathan, font partie de l’ensemble des êtres créés par Dieu le cinquième jour là où « les eaux sont rassemblées ». Mais, contrairement à la description qui est faite de lui dans les écrits canoniques, s’il a bien une origine aquatique, il ne vit pas dans l’eau, car il a été, postérieurement à sa création, précipité par Dieu dans une région désertique. Décrit comme un monstre énorme ou comme un « dragon mâle » qui a été séparé par Dieu du dragon femelle nommé Léviathan (Livre d’Hénoch, LX, 7), il représente la terre et habite un désert, que le Livre d’Hénoch appelle Dendayn et situe « à l’est du Jardin qu’habitent les élus et les justes ».

Interprétations

Le terme de Béhémoth est le pluriel du mot hébreu behemah, qui signifie « bête, bétail ». Pluriel générique, il incarne la bestialité, la force brute que seul Dieu peut contrôler et soumettre, et représente le Mal, ce qui explique la tradition chrétienne ait attribué son nom au Démon. En raison de la description qui est faite de lui dans le Livre de Job, il a souvent été assimilé à l’hippopotame. Dans d’autres interprétations, il a pu être vu comme un éléphant, ou encore comme un buffle.

Selon les écrits apocryphes intertestamentaires, Béhémoth se révèlera le jour du Jugement dernier. Il serait en effet, avec Léviathan, réservé pour être servi aux Justes lors du grand banquet messianique : « [Béhémoth et Léviathan] tous deux monstres énormes que je créai au cinquième jour de ma création, et que j’ai conservés pour ce temps, pour qu’ils servent alors de nourriture à tous ceux qui resteront. » (Livre de Baruch, XXIX, 4). La littérature apocalyptique juive considère de même que Béhémoth sera, avec Léviathan, tué à la fin des temps pour être consommé par les Justes. encarta


Recherche

Béhémoth aujourd'hui, l'éthique démocratique et l'esprit du crime

Hobbes, après St Augustin, popularisa deux figures de monstres de l'eschatologie juive d'origine babylonienne. Léviathan, qui désigna l'État coercitif, Béhémoth, qui désigna le non-Etat, le chaos, le désordre mortel de l’absence de Loi. Aujourd'hui Léviathan est le nom générique et allégorique des formes totalitaires du politique. Béhémoth peut être opportunément employé pour désigner génériquement les forces exacerbées de la destruction de l'humanité en l'homme.
La pensée du politique s'est beaucoup intéressée aux figures du Léviathan, bien moins à celles du Béhémoth. Il est même plus que probable qu'elle a confondu en plusieurs occasions, et sûrement dans le cas du nazisme, Béhémoth avec Léviathan. L'effondrement des régimes tyranniques, dictatoriaux, dans la sphère d'influence occidentale et du totalitarisme dans les pays du socialisme réel, ces dernières années, lève l'obstacle qu'a constitué la fascination, le rivage, au Léviathan. On commence seulement à remarquer que c'est peut-être Béhémoth qui a pris ses quartiers dans le monde démocratique.
Sous ce nom générique de Béhémoth, c'est une énorme friche qui se découvre à la réflexion et à la recherche sur le politique. Il s'agit alors d'analyser ce qui pourrait se tramer de mortifère dans les sociétés démocratiques contemporaines. Non plus les manifestations et structures exacerbées de État coercitif, mais celles du chaos, du désordre, du délitement des liens sociaux qui pourraient signer l'effondrement des attentes et des promesses qui ont mobilisé, animé, la longue installation des systèmes démocratiques. Au moment même de leur apparent triomphe.

Explorer la figure paradigmatique du Béhémoth, tenter d'en décrire, penser, interpréter, ses traits contemporains conduit à s'engager à long terme sur trois axes de recherche: tenter d'ouvrir des voies inexplorées, ou insuffisamment, pour l'élucidation de l'énigme du nazisme, définir ce que pourrait être une "culture criminelle" spécifique de la pègre comme matrice ou modèle, identifier des symptômes du délitement contemporain (nihilisme culturel, héroïsation de la violence, traits itératifs de la chosification, par exemple), afin de parvenir ensuite à l'interrogation de la récurrence en leur sein de traits qui auraient été amorcés dans les deux objets précédents.
L'hypothèse initiale est que c'est en s'appuyant sur une investigation des figures "psycho-culturelles" (comportements, discours, normes, valeurs, mais aussi modus vivendi, modus operandi, épistème) liées à des groupes criminels (maffias, État nazi, ou encore en littérature: "société des amis du crime" dans l'œuvre de Sade) qu'il serait possible de décrire, analyser, comprendre, évaluer certains des processus mortifères à l'œuvre dans nos sociétés. Des processus qui s'inscrivent dans des manières d'être, des fantaisies, des normes, des innovations, se multipliant, se racolant, s'agrégeant en silence.
Ce champ de recherches, par impératif, appelle que soit revisitée, approfondie, et éventuellement réaménagée, l'articulation des méthodes et savoirs issus de la sociologie notamment webérienne, de la philosophie politique, notamment de la "théorie critique" de l'école dite de Francfort, de la psychanalyse freudienne et ses apports ultérieurs (Klein, Lacan, Winnicott, Laplanche).pagesperso-orange.fr/fromveur/rabi_biblio.

Rachi a évoqué le léviathan à propos des « grands cétacés » réalisés par Hachem le cinquième jour de la Création ( Berèchith 1, 21).
Son commentaire constitue l’extrait d’une citation d’un passage de Baba Bathra 74b dont voici le texte intégral :
Rav Yehouda a enseigné au nom de Rav : Tout ce que le Saint béni soit-Il a créé dans ce monde-ci, Il l’a créé mâle et femelle. Il en a été de même du léviathan , le serpent « droit », et du léviathan , le serpent « tortueux », qu’Il a créés mâle et femelle. S’ils s’étaient accouplés ils auraient détruit le monde. Qu’a fait le Saint béni soit-Il ? Il a castré le mâle et tué la femelle, et Il l’a conservée dans du sel pour les justes dans le monde à venir, ainsi qu’il est écrit : « En ce jour-là, Hachem châtiera de son épée, dure et grande et forte, le léviathan , serpent droit comme une barre, et le léviathan , serpent tortueux ; et Il tuera le monstre qui est dans la mer » (Isaïe 27, 1).
Les promesses eschatologiques sont à prendre pour ce qu’elles sont, et tout ce que nous avons à faire est attendre qu’elles se réalisent.techouvot

LE CHAMIR





















par le Professeur Paul GOLDSTEIN


Un élément fondamental dans la construction du Temple par Salomon fut la miraculeuse scie de carrier, le chamir. En nous enseignant comment ériger l’Autel pour D.ieu, la Tora dit : « Ne le construis pas en pierres de taille » (Exode 20, 22). A propos de ce verset, Rachi explique que le fer, matériau servant à fabriquer des armes de mort, ne doit pas être utilisé pour tailler les pierres du Temple qui, par essence, représente la paix.

LA NATURE DU CHAMIR

Le chamir (venant du mot araméen chamira et signifiant « comme un silex ») était un organisme surnaturel. En hébreu biblique, le mot chamir a été utilisé dans deux sens : soit une pointe faite d’une substance très dure (Jérémie 17,1) soit des épines acérées (Isaïe 5,6).

Chaque tradition, qui parle du chamir, fait référence à sa capacité de transpercer les surfaces dures. Le « regard » du chamir surnaturel peut tailler de grandes pierres. Le Talmud puis, plus tard, de grands rabbins ont décrit comment le chamir, en passant le long de la surface d’une pierre, peut la fendre de manière parfaite en deux morceaux.

Le chamir était-il un minéral, une plante ou un animal ? Dans une légende abyssinienne, il est supposé avoir été une sorte de bois ou d’herbe. Maïmonide cependant et Rachi estiment qu’il s’agissait d’un animal vivant. Le Talmud affirme que c’est le « regard » d’une créature vivante qui provoquait la cassure de bois ou de pierre. Néanmoins, dans le Testament de Salomon une œuvre pseudépigraphique, le chamir est considéré comme une pierre précieuse verte, similaire peut-être au pitda - topaze - serti dans le pectoral du Grand prêtre, représentant la tribu de Siméon.

Aussi petit qu’un grain d’orge (moins d’un centimètre), le chamir n’avait pas une apparence suscitant l’inspiration. Son essence surnaturelle venait du fait qu’il avait été créé au crépuscule, la veille du premier chabbat, pendant les Six Jours de la Création. Selon Rabbi Ba’hya dans le Talmud, le chamir fut utilisé la première fois du temps de la construction du Tabernacle afin de graver les noms des tribus sur les pierres précieuses enchâssées dans le pectoral du Grand prêtre.

On ne pouvait pas garder le chamir directement dans n’importe quel type de récipient en métal, y compris le fer, qui aurait pu être fendu. Aussi, pour en assurer la conservation, était-il enveloppé dans de la laine et placé dans un récipient en plomb, rempli de son d’orge (Talmud Sota 48b). On avait choisi spécialement ce métal car aucun autre matériau n’aurait été capable de résister à son pouvoir de pénétration.

Les dirigeants des Cananéens ainsi que des autres nations réalisèrent la valeur du chamir mais ne purent jamais le localiser. Le Midrach raconte que même le roi Salomon n’avait aucune idée de l’endroit où le trouver quoiqu’il sût en avoir besoin pour construire le Temple. Afin de se le procurer, il parcourut le monde, au point même de prendre contact avec des démons. Créés également à la tombée du jour la veille de Chabbat, lors des Six jours de la Création, ces êtres avaient tant soit peu une relation avec le chamir et les autres phénomènes surnaturels créés pendant ce crépuscule exceptionnel. Toujours d’après le Midrach, Salomon consulta le roi des démons; celui-ci n’était pas en possession du chamir mais savait que l’ange de la mer l’avait donné à la huppe (dou’hifat Lévitique 11,19), un oiseau qui en avait besoin pour survivre. Finalement, le roi Salomon le lui prit.

Le chamir ne fut employé par l’homme que dans la construction du Tabernacle et du Temple. Les êtres surnaturels créés par D.ieu pour des fonctions bien spécifiques ne subsistent pas éternellement. La Michna (Sota 9 :12) affirme que le chamir a existé jusqu’à la destruction du deuxième Temple. Les Tossafot (sur le traité Guittin page 68a), disent que le chamir existait pendant l’ère moderne. Selon une Tossefta (commentaire de la Tora qui n’a pas été introduite dans la Michna), le chamir disparut après la destruction du Temple, car on n’en avait plus besoin. De la même manière, le Ta’hach, créé afin que sa peau soit utilisée pour le Tabernacle, disparut dès l’achèvement de sa construction. Considéré comme un animal casher, le Ta’hach ressemblait à une licorne, avec une corne unique sur le chanfrein (Chabbat 28b).

Une autre créature, l’épurge, possédait des caractéristiques communes avec le chamir et fut par conséquent confondue avec celui-ci. Comme elle existait encore au Moyen Age (1000 après JC), les rabbins soutiennent qu’ils n’étaient pas identiques.

QUELLE ETAIT LA CAUSE DU « REGARD » PENETRANT ?

Par définition, une créature surnaturelle faite par D.ieu afin d’accomplir des miracles particuliers ne peut être étudiée rationnellement. Néanmoins, la science regorge de théories reliant des phénomènes naturels avec le surnaturel. Dans cet esprit, le « regard » du chamir qui était capable de fendre le bois et la pierre, pourrait être expliqué selon les différentes méthodes suivantes :

1. Production d’ondes de hautes ou de basses fréquences qui pourraient provoquer la résonance de la structure moléculaire des matériaux et par là les perturber.
2. Production d’un faisceau lumineux concentré tel que le « rayon laser ».
3. Radioactivité.


Selon Immanuel Velikovsky et Frederic Jueneman, le chamir pourrait être une substance radioactive.

L’essence du « regard » appartient au domaine spéculatif mais feu Immanuel Velikovsky (1), expert de la période du roi Salomon, et Frederic Jueneman (2), un éminent érudit, ont émis l’hypothèse que le chamir était une substance radioactive.

Ils s’appuient sur le fait qu’une boîte en plomb serait le moyen le plus logique pour conserver en toute sécurité un radionucléide hautement actif. Par conséquent, le « regard » du chamir aurait pu être un rayonnement alpha. Celui est constitué de particules de très forte énergie qui peuvent détruire ou décolorer tout corps qui leur est exposé. Le fait, comme cela a été rapporté, que la puissance du chamir décroît au cours du temps jusqu’à sa complète inactivité est caractéristique de la désintégration radioactive et de la période d’activité (temps pendant lequel la moitié des noyaux de l’élément s’est désintégré).

Si le chamir avait été un minéral, il aurait pu avoir été une des quelques pierres vertes existant dans la nature. Il aurait pu être extrait dans les mines de cuivre d’Arménie ou de Chypre ou dans les propres mines du roi Salomon dans le Sinaï, où de la malachite ou vert-de-gris se serait également trouvée dans le gisement de minerai primaire. En fait, Frederic Jueneman cite des écrits anciens de Zosime de Panapolis (appelé aussi le Thébéin) établissant que la malachite est « l’ennemie de la topaze , parce qu’elle ternit sa couleur et qu’elle atténue son éclat ».

Tout en l’appréciant hautement dans la fabrication des objets décoratifs, on savait cependant que la malachite provoquait aussi des plaies dans les intestins et des brûlures aux yeux, deux symptômes connus de nos jours comme des effets caractéristiques de l’exposition à des radiations. La malachite actuelle (ou le chrysocale ainsi qu’elle était connue des anciens) n’est pas radioactive mais des exceptions auraient pu exister si elle avait été combinée avec d’autres minéraux. Par exemple, la chalcolite (ou torbernite), un phosphate de cuivre et d’uranyle de couleur verte, émet de la radioactivité.

LA TAILLE DES PIERRES

Le Talmud dit que la précision nécessaire pour graver les noms des tribus sur les pierres précieuses du pectoral du Grand prêtre sans perdre le moindre produit était humainement impossible.

Cela n’aurait posé aucune difficulté si l’on avait utilisé un composé radioactif (en suivant l’idée F. Jueneman). Le tissu en laine et le son d’orge qui emmaillotaient le chamir étaient transparents à son rayonnement alors que le récipient en plomb était complètement opaque. Si l’encre utilisée contenait du plomb, la surface des pierres précieuses sur laquelle on écrivait, se décolorait graduellement après avoir été exposée aux radiations du chamir. En éliminant ensuite cette encre, on laissait apparaître le texte en contraste avec le fond, ce qui donnait une impression de profondeur d’écriture.

La plupart des gemmes, tels que le diamant, le saphir, l’émeraude ou la topaze, sont décolorés par la radioactivité. D’autres pierres précieuses, comme l’opale, sont constituées de cristaux de silice hydratée. Le rayonnement alpha les désintègre en rompant la liaison avec l’eau ; celle-ci se volatilise sans laisser de résidu.

Tout cela signifie que pas même un éclat était perdu ; tout ce qui restait de la pierre était une texture opaque ou granulaire.

L’ESSENCE « VERITABLE » DU CHAMIR

La Michna (Maxime de Pères 5,6) rapporte que le chamir fut créé la veille du premier Chabbat au crépuscule. Le Maharal explique la signification de ce point : le monde physique tout entier, qui a été créé pendant les Six jours, est gouverné par les lois de la nature. N’ayant pas été créé exactement dans ce cadre, le chamir est donc surnaturel.

Les autres phénomènes exceptionnels créés pendant le crépuscule la veille du premier Chabbat ont, d’une certaine façon, un lien avec le chamir. Il s’agit des démons, du bélier utilisé par Abraham à la place d’Isaac, des tenailles, qui furent employées pour fabriquer d’autres outils, du bâton de Moïse, des vêtements d’Adam et Eve, du feu, de la bouche de l’ânesse de Balaam, de la colonne de feu et de la nuée qui conduisirent les Enfants d’Israël dans le désert et du récipient qui préserva la manne dans le Saint des Saints dans le Temple.

La création, l’existence et la fonction du chamir ainsi que les matériaux qui le gardaient étaient tous miraculeux. D’après le Midrach, il y a un concept selon lequel une substance plus molle a la capacité de percer une matière plus dure. Par exemple, la pierre que lança David sur Goliath perça le heaume du géant et le tua (Samuel I 17,49). Le chamir aussi n’avait aucune limitation physique. Il pouvait sans effort pénétrer les matériaux les plus durs et néanmoins on le gardait dans un récipient en plomb (métal mou), ce qui démontrait que son origine n’avait rien de naturel.

Bien que, par définition, il n’est nul besoin d’expliquer les miracles comme des phénomènes scientifiquement observables, le miraculeux chamir, qui a servi à couper les pierres du Temple de Salomon, a toutes les propriétés d’un rayonnement alpha
lamed

LA TOUR DE BABEL




















Bruegel l'Ancien

Les descendants de Noé désirent construire la Tour de Babel pour atteindre le ciel. Ces hommes, représentent l'humanité entière et parlent une même langue.


le premier totalitarisme

La tour de Babel
Paix et uniformité

La tradition juive, selon Rachi, considère d’un meilleur regard la génération de Babel que celle du déluge.
Pour autant, Babel pêche par un autre excès : le refus des différences.

Genèse chapitre 11
1- Toute la terre avait une même langue et des paroles semblables.
2- Or, en émigrant de l'Orient, les hommes avaient trouvé une vallée dans le pays de Sennaar, et s'y étaient arrêtés.
3- Ils se dirent l'un à l'autre: "Çà, préparons des briques et cuisons-les au feu." Et la brique leur tint lieu de pierre, et le bitume de mortier.
4- Ils dirent: "Allons, bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet atteigne le ciel; faisons-nous un établissement durable, pour ne pas nous disperser sur toute la face de la terre."
5- Le Seigneur descendit sur la terre, pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils de l'homme;
6- et il dit: "Voici un peuple uni, tous ayant une même langue. C'est ainsi qu'ils ont pu commencer leur entreprise et dès lors tout ce qu'ils ont projeté leur réussirait également.
7- Or çà, paraissons! Et, ici même, confondons leur langage, de sorte que l'un n'entende pas le langage de l'autre."
8- Le Seigneur les dispersa donc de ce lieu sur toute la face de la terre, les hommes ayant renoncé à bâtir la ville.
9- C'est pourquoi on la nomma Babel, parce que là le Seigneur confondit le langage de tous les hommes et de là l’Éternel les dispersa sur toute la face de la terre.

Rachi (1040 – 1105)
De là Il les dispersa : la génération du déluge pratiquait la querelle c’est pourquoi elle a disparu, alors que celle de Babel pratiquait l’amour et l’amitié, comme il est dit « une seule langue et des mêmes propos ». Cela t’enseigne que la dispute est haïssable et que grande est la paix..

Une humanité éclatée !
La Bible présente dans son langage propre
l’origine de la diversité des nations. C’est
l’épisode de la tour de Babel qui fonde cet
éclatement. Depuis, l’humanité est en
recherche de son unité. La vision messianique
est alors entendue comme des retrouvailles
fraternelles entre les familles de la terre.

Genèse chapitre 11
8- Le Seigneur les dispersa donc de ce lieu sur toute la face de la terre, les hommes ayant renoncé à bâtir la ville.
9- C'est pourquoi on la nomma Babel, parce que là le Seigneur confondit le langage de tous les hommes et de là l’Éternel les dispersa sur toute la face de la terre.

Rashbam
- Allons construisons-nous une ville etc. : Selon le sens littéral, quelle faute a commis la génération de la dispersion ? Est-ce parce qu’ils dirent : « construisons une tour dont le sommet sera dans les cieux » ? Mais plus loin, il est écrit (que les Cananéens vivaient dans) des villes grandes et fortes jusqu’au ciel ? (Et cela ne leur est pas reproché). En fait, Dieu demanda à l’humanité : « Fructifiez et multipliez et emplissez la terre », mais eux choisirent un lieu pour s’installer en déclarant : « de peur que nous soyons dispersés ». C’est pourquoi,Il les dispersa de là, selon Son décret.


Que nous enseigne le «midrach » ? par J.Claude Blum
La tour avait sept escaliers à l’est et sept à l’ouest. On montait les briques d’un côté, et l’on descendait de l’autre. Si un homme tombait et se tuait, on n’y prenait pas garde. Mais si une seule brique venait à tomber, on entendait des lamentations.
« Malheur à nous… Quand en monterons-nous une autre à sa place ? »
La grande quantité d’escaliers, dans ce midrach, nous montre la recherche de luxe superflu.
Cette recherche de luxe et de puissance entraîna un désintéressement de l’homme vis àvis de ses semblables, et même une déshumanisation.
La vie est au service du luxe et de la puissance.
La science n’est plus un moyen mais un but.


Les langues Après le déluge
Tels sont les descendants de Sem, selon leurs familles et leurs langages, selon leurs territoires et leurs peuplades.

Trois fils et soixante-dix langues
L’humanité recommence avec Noé et ses trois fils. Chacun des enfants engendrera plusieurs peuples qui parleront, chacun une langue particulière sur son territoire propre.

L' ARCHE DE NOE



ETUDE
Parasha
Arche
Ararat
DELUGE
Arc en ciel










Marc Chagall



Rabbi Moshé de Kovrin explique ainsi le verset :

"Entre dans l'arche" par "entre dans les mots, ceux de la Torah et de la Tefila".



" Fais-toi une arche en bois résineux, tu la feras en roseaux et tu l'enduiras de bitume en dedans et en dehors. Voici comment tu la feras : trois cents coudées pour la longueur de l'arche, cinquante coudées pour sa largeur, trente coudées pour sa hauteur. Tu feras à l'arche un toit et tu l'achèveras une coudée plus haute, tu placeras l'entrée de l'arche sur le côté et tu feras un premier, un second et un troisième étages."

" Entre dans l'arche, toi et toute ta famille, car je t'ai vu seul juste à mes yeux parmi cette génération. De tous les animaux purs, tu prendras sept paires, le mâle et sa femelle; des animaux qui ne sont pas purs, tu prendras un couple, le mâle et sa femelle et aussi des oiseaux du ciel, sept paires, le mâle et sa femelle, pour perpétuer la race sur toute la terre. Car encore sept jours et je ferai pleuvoir sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits et j'effacerai de la surface du sol tous les êtres que j'ai faits." Genese




Noé peut-il nous servir de modèle ?

Voici les chroniques de Noé : Noé était un homme juste et parfait dans sa génération” (Genèse 6, 9).

“Dans sa génération” mais dans les autres générations, comme celles d’Avraham, Moïse et David, il ne compte pour rien...(Zohar I, 60a)

Lorsque la Torah met l’accent sur le fait que Noé était un homme juste dans sa génération, ce n'est pas pour diminuer sa grandeur. Au contraire, à son époque, quand le monde était dans son enfance spirituelle, ses actions représentaient l'apogée du potentiel humain. La Torah vient plutôt nous dire qu’après les progrès accomplis par Avraham, Moïse et David, nous ne devons pas considérer Noé comme notre modèle : dans un monde qui a mûri jusqu'à dépasser la morale utilitaire de son enfance, la droiture de Noé ne compte plus.


Alain Goldmann - Grand Rabbin
« Certes, je ferai en cela comme pour les eaux de NOE : de même que j’ai juré que le déluge de NOE ne désolerait plus terre, ainsi je jure de ne plus m’irriter contre toi. » ( ISAÏE LIV, 9 ). Ainsi, pour sceller la dernière alliance avec son peuple, D.ieu évoque la première, qui fut conclue avec l’humanité naissante. (voir Genèse XI, 9). Selon RADAK, nos Sages voient dans le texte repris par notre Haphtara, une preuve du pardon définitif, car l’exil dans lequel nous nous trouvons encore, fut pour ISRAËL ce que le déluge fut pour l’humanité.

Cette nouvelle alliance sera plus durable que la NATURE qui nous semble immuable. Il est dit : « Que les montagnes chancellent, que les collines s’ébranlent, ma tendresse pour toi ne chancellera pas, ni mon alliance de paix ne sera ébranlée, dit Celui qui t’aime, l’Eternel. » (verset 10).

Par ces termes, nous prenons connaissance des promesses messianiques selon lesquelles ISRAËL n’aura plus rien à craindre. Il deviendra intouchable, inattaquable. « Que si l’on se mettait contre toi, ce serait sans mon aveu ; quiconque se mettra contre toi succombera sur ton sol. » ( verset 15). Ces paroles de consolation et d’espoir nous permettent de mieux comprendre le caractère miraculeux de toutes les victoires remportées par l’Etat ISRAËL lors de toutes les attaques dont il fut l’objet depuis son indépendance.

Nous pouvons considérer comme le pensent de nombreux maîtres, que nous avons là le signe intangible de la préparation à la période messianique. Viendra un jour enfin où le mépris des peuples changera en vénération, car ils auront reconnu la vérité seule et éternelle dont le peuple juif dans son ensemble était depuis toujours le gardien. Elle nous paraît très forte cette autre affirmation du prophète ISAÏE disant : « Tout instrument forgé contre toi sera impuissant, toute langue qui se dressera contre toi pour t’accuser sera convaincue d’injustice » (verset 17). N’est-ce pas en fin de compte, ce qui s’est produit lors du Concile VATICAN II ? Celui-ci a en effet reconnu dans la déclaration NOSTRA AETATE publiée il y a quarante ans, que les Juifs ne pouvaient accusés d’être déicides, accusation dont nous avons tant soufferts durant des millénaires.

Tradition rabbinique sur wiki
L’histoire de Noé et de l’arche fit l’objet de nombreux embellissements dans la littérature rabbinique juive tardive. En premier lieu, le fait que Noé n’ait pas jugé utile de prévenir ses contemporains du danger qui les guettait a été largement interprété comme une limite de sa supposée rectitude – peut-être cet homme ne semblait-il juste que par contraste avec une génération particulièrement corrompue ? D’après une autre tradition, il aurait en réalité répandu l’avertissement divin, et planté des cèdres près de cent vingt ans avant le Déluge pour que les pécheurs aient le temps de prendre conscience de leurs fautes et de s’amender. Afin de protéger Noé et sa famille des malfaisants qui les raillaient et les malmenaient, Dieu aurait également placé des lions et d’autres animaux féroces à l’entrée de l’arche. Selon un midrash, c’est à Dieu ou aux anges que l’on doit d’avoir réuni les animaux autour de l’arche, avec leur nourriture. Étant donné que jamais encore ne s’était fait sentir le besoin de distinguer les animaux impurs des animaux purs, ces derniers se firent connaître en s’agenouillant devant Noé lorsqu’ils entraient dans l’arche. Une autre source affirme que c’est l’arche elle-même qui a distingué le pur de l’impur, en admettant en son sein sept couples des premiers et seulement deux des seconds.


Quand vient l’arc-en-ciel
De quoi est-il le signe ?


La Torah enseigne (Gen. 9, 13-15) que c’est après le déluge qu’apparut l’arc-en-ciel. D.ieu le créa en signe d’alliance avec les hommes, promettant qu’Il ne détruirait plus le monde par un tel cataclysme. Quel est donc le lien particulier entre l’apparition de l’arc-en-ciel et le fait qu’un nouveau déluge soit exclu ?

Avant le déluge, les nuages étaient si matériels et grossiers que les rayons du soleil ne parvenaient pas à s’y réfléchir. L’arc-en-ciel était donc impossible. Le déluge eut pour effet de raffiner les éléments constitutifs du monde, permettant ainsi à l’arc-en-ciel de surgir.

L’arc-en-ciel étant donc le signe d’un certain raffinement du monde, il l’est également de la Délivrance. C’est ainsi que le Zohar affirme : « Si tu vois un arc-en-ciel aux couleurs lumineuses, attends la venue de Machia’h ». Car, alors le monde aura atteint un nouveau degré de raffinement et sera digne de cette nouvelle époque.


- Les 7 lois noa'hides.

Adam a reçu six mitsvoth :

1. Ne pas pratiquer l'idolâtrie.

2. Respecter le nom de D-ieu, c'est-à-dire l'interdiction de le profaner, de maudir le nom de D-ieu.

3. Ne pas commettre l'inceste, et s'éloigner de toute relation interdite.

4. Ne pas tuer.

5. Ne pas voler.

6. Avoir des juges, des tribunaux.

Et Noé, reçut une nouvelle mitvsa :

7. Celle de ne pas manger le membre d'un animal encore vivant.

Rambam, Loi sur les rois, 9, 1.

Tout celui qui prend sur lui ces lois et qui fait attention de les accomplir fait parti des justes du monde, il aura droit au monde futur. Idem, 6, 11.

Le judaïsme n'est pas un peuple missionnaire, et ne fait pas de prosélytisme. Il ne considère pas que tous doivent vivre de la même manière, ni que le principe de l'universalité qu'il reconnaît comme un des fondements du monothéisme devrait obliger les autres à s'y conformer. Au contraire, il affirme que chacun peut avoir une place méritante en accomplissant ce qui lui est demandé à son propre niveau.

7 commandements pour toutes les nations du monde, 613 pour Israël.

CAIN ET ABEL



En Litterature
Aîné, cadet ou benjamin ?




D. dit à Caïn : "Où est Abel ton frère ?"
Il dit : "Je ne sais pas, (suis)-je le gardien de mon frère ?"
D. dit : "Qu'as-tu fait, la voix des sangs de ton frère crie vers Moi de la terre..."






Marc Chagall



Deux vocations humaines
Le second récit de la Bible est celui de Caïn et Abel. Il deviendra fondateur de l’histoire humaine inaugurée par un fratricide.


Genèse chapitre 4
1- Or, l'homme s'était uni à Ève, sa femme. Elle conçut et enfanta Caïn, en disant: "J'ai fait naître un homme, conjointement avec l'Éternel!"
2- Elle enfanta ensuite son frère, Abel. Abel devint pasteur de menu bétail, et Caïn cultiva la terre.
3- Au bout d'un certain temps, Caïn présenta, du produit de la terre, une offrande au Seigneur;
4- et Abel offrit, de son côté, des premiers-nés de son bétail, de leurs parties grasses. Le Seigneur se montra favorable à Abel et à son offrande.

Abraham ibn Ezra (1089 – 1164)
Et ce fut au bout des jours: lorsque Caïn travailla la terre il apporta une offrande vers le lieu fixé pour sa prière. Quant à cette interprétation qu’il apporta une offrande à son père, elle ne trouve pas grâce à mes yeux. Et du fait qu’il est écrit [pour Abel] « des prémices de son troupeau », cela est un signe que Caïn n’apporta pas de prémices.

Le fratricide

Genèse chapitre 4
8- Caïn parla à son frère Abel; mais il advint, comme ils étaient aux champs, que Caïn se jeta sur Abel, son frère, et le tua.

Rachi (1040 – 1105)
Et Caïn dit à Abel: Il commença à chercher querelle, et il trouve une raison pour le tuer.

Abraham ibn Ezra (1089 – 1164)
Et Caïn dit à Abel : d’après moi, il lui dit toutes les réprimandes exprimées par Dieu.


La relation fraternelle

il y a eu effectivement un débat. Caïn a dit quelque chose à Abel et, sans doute, Abel a-t-il répondu. Il y a un débat qui a mis en cause la fraternité, la coexistence fraternelle de Caïn et d'Abel. Les deux frères ont misé sur le partage du monde. Abel est l'homme religieux, l'homme croyant, et il aurait dit à Caïn : "Je renonce à ce monde et je m'en tiens à l'autre. "Caïn, l'homme réaliste, l'homme positiviste, a dit : "Eh bien, moi, je veux profiter de ce monde. " C'est le problème de la coexistence possible ou impossible entre l'homme qui est entièrement illuminé par Dieu et qui, par conséquent, renonce à ce monde et l'homme qui, au contraire, se laisse entièrement illuminer par la terre et qui renonce à tout au-delà. Au premier abord, la coexistence paraît très possible, or, on nous dit qu'elle est difficile. Le partage vertical, le partage du fait que deux frères seraient amenés à vivre ensemble de telle sorte que l'un ne vit que dans l'ici-bas et l'autre dans l'au-delà, est difficile. Caïn en tire les conclusions, en disant: "Tu n'as plus de place ici, tu me gênes par le fait même que tu es là dans ce monde qui est à moi; les quatre coudées que tu occupes sont encore quelque chose qui m'appartient à moi et je ne puis que te faire disparaître." Inversement, Abel dira un jour à Caïn, quand Caïn passera par la porte de l'au-delà : "Tu n'as pas de place ici." La recherche d'une coexistence, ou plutôt d'une communion fraternelle, d'une vie fraternelle, ne peut se faire que dans la mesure où, simultanément, chacun des frères accepte d'être à la fois dans l'ici-bas et dans l'au-delà; chacun accepte, pour les deux réunis, une part de vie immanente et une part de vie transcendante, une part de destin immanent et une part de destin transcendant

Its'hak – J. Claude Blum Un enseignement de la Torah
Question : Qu'a dit Caïn à Hevel avant de le tuer ?
-Cette conversation nous aurait appris la raison de ce crime...!
Pourquoi la Torah ne nous en informe-t-elle pas ?
Pour répondre à cette question, nos Sages se sont livrés à une petite enquête :

a) Les relations entre les deux frères étaient bonnes, car le texte revient par deux fois sur les termes "son frère", comme pour bien faire ressortir l'amour fraternel qui les unissait.

b) Au sujet de l'endroit où se produit le crime, nous constatons une précision particulière : dans le champ et non dans "un" champ.

Nos Sages ont recherché les différentes significations du mot dans le Tana'h.
Ils en ont trouvé trois : - champ -femme -temple.
Trois "midrachim" basés chacun sur une des significations du mot , nous éclairent sur les raisons possibles du crime.
1) CHAMP : Caïn et Hevel ont décidé de se partager le monde : Caïn prend les terres;
Hevel prend les objets mobiliers.
"Un jour qu'ils étaient dans le champ, Caïn dit : la terre sur laquelle tu te tiens est à moi.
L'autre répondit : "Les vêtements que tu portes sont à moi. Ote-les..."
Et le premier : "Envole-toi...."
Raison du crime : POSSESSION des biens matériels

2) FEMME : A la naissance, Caïn eut une soeur jumelle, et Hevel en a eu deux
"Un jour qu'ils étaient dans le champ, Caïn dit : La deuxième fille qui est née en même temps que toi est pour moi, car je suis l'aîné."
Hevel répondit : Elle est pour moi puisqu'elle est née en même temps que moi...." - meurtre
Raison du crime : PASSION

3) TEMPLE : Caïn et Hevel ont décidé de se partager le monde.
Chacun décide des limites qui lui appartiendront.
"Un jour qu'ils étaient dans le champ, Caïn dit : "Plus tard, le Temple sera construit sur mon territoire..." Hevel répondit qu'il serait sur le sien, et comme preuve il rappela que c'est son sacrifice à lui avait été accepté...meurtre.
Raison du crime : HONNEUR

L'étude de ce texte nous enseigne que si Caïn tua Hevel,c'est soit pour une raison de :
- POSSESSION -PASSION -HONNEUR

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Ecoutez sur akadem La rencontre impossible - Caïn et Abel

Gilles Bernheim, Grand Rabbin de la Synagogue de la Victoire

ADAM ET EVE



















Adam et Eve par Chagall


FRUIT DEFENDU
EZER KE NEGDO
DUALITE
CREATION
GENESIS
PLAN
ETUDE
FIGUIER
KABBALE
BOUDHISME
MASSORTI
ANDROGYNE
CORAN
PECHE ORIGINEL ?
GENEALOGIE
HUMANISME
PARADIS


Dieu créa l'homme à son image; c'est à l'image de Dieu qu'il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois. Dieu les bénit en leur disant "Croissez et multipliez! Remplissez la terre et soumettez-la! Commandez aux poissons de la mer, aux oiseaux du ciel, à tous les animaux qui se meuvent sur la terre!"
GENESE


La nature androgyne de la première créature humaine :
Dans nombre de sources midrashiques, Genèse 1, 27 est affirmée la nature androgyne de la première créature humaine. Le premier être humain est à la fois mâle et femelle, et c’est en Genèse 2, 22 que cet androgyne dut être divisé en deux sexes.
Ici, par le biais de ce verset, la Torah dévoile sa conception particulière de l'homme et de la femme. Pour elle, l'homme, Adam, est un être unique qui se compose d'un mâle et d'une femelle. Adam est à la fois homme et femme.
En termes bibliques, tous les humains sont fils d’Adam. Par contre, il y a deux manières d’être fils d’Adam : une manière mâle et une manière femelle. «Adam» signifie «genre humain» : un nom collectif pour la réalité humaine totale, mâle ou femelle.



Le tout premier récit de la création met immédiatement l'accent sur le fait que la création originelle était à la fois principe féminin et principe masculin, qu'elle est dualité, alors que Dieu seul pouvait être Unité absolue.

Ce simple verset suggère déjà quel point l'être humain, que l'on appelle Adam, est complexe: il doit embrasser les deux principes essentiels de la vie, féminin et le masculin, pour mériter le nom d'homme.

Nos Sages l'avaient bien compris quand ils disaient en se référant à ce verset, que Dieu avait créé un être hermaphrodite à deux faces, homme-femme (Traité Bétahot 61a, Eruvin 18 a, Béréshit Rabba 8,1...)

Néamoins, "Bara Otam" est bien l'expression d'un pluriel: "Il les créa" mâle et femelle. Le texte biblique évoque ici la création d'un couple idéal dans lequel l'union des deux principes est absolue, achévée. C'est l'idée que reprendra Rabbi Akiba, à Bnei Brak, devant ses disciples, en affirmant que l'homme, sans la femme est une créature inachevée, imparfaite , incomplète



Genèse chapitre 1
29- Dieu ajouta : "Or, je vous accorde tout herbage portant graine, sur toute la face de la terre, et tout arbre portant des fruits qui deviendront arbres par le développement du germe. Ils serviront à votre nourriture.

Rachi (1040 -1105)
Ce sera nourriture pour vous et pour tout animal de la terre : le verset a considéré comme eux (Adam et Eve) les animaux au sujet de la nourriture, et ni l’homme ni sa femme n’ont été autorisés à tuer une créature pour manger sa chair, mais tous mangeront l’herbe des champs. Et lorsque les fils de Noé sont venus, Il leur a permis la viande, comme il est dit :
« tout rampant qui vie etc. comme l’herbe des champs, que J’ai permis à Adam, Je vous donne tout. »

Talmud de Babylone traité Nida page 16 a
Rabbi Hanina bar Papa enseigne :l’ange préposé à la grossesse se nomme Laïla (Nuit), il prend la semence et la présente devant le Saint, béni soit-Il, Il lui demande : « Maître du monde, cette goutte que deviendra-t-elle ? Fort ou faible, sage ou sot, riche ou pauvre ?
Mais juste ou méchant, il ne demande pas, selon l’enseignement de Rabbi Hanina qui a dit :
« Tout est dans les mains du Ciel sauf la crainte du Ciel, comme il est dit (Dt ) : « Et maintenant Israël, qu’est-ce que l’Eternel Ton Dieu te demande, de Le craindre etc. »

Rachi (1040 – 1105)
Tout est dans les mains du Ciel : tous les caractéristiques et les événements d’un homme lui viennent de décret du Roi, sauf ce point.
De Le craindre : cette chose seule, Il te le demande, car tout est dans Sa main, et cette chose (de Le craindre) est dans ta main




Lilith par John Collier



LILITH
MYTHOLOGIE
A. FRANCE
M. SCHWOB
CROYANCE




Selon les diverses sources disponibles, Lilith serait la première femme d’Adam, précédant Eve & créée à partir de la même terre qu’Adam au Sixième jour de la Création. De l’union d’Adam & de Lilith & d’un autre démon, Nahema la soeur de Tubal Caïn, sont issus Asmodée & toute une race de démons. Ce sont Lilith & Nahéma qui se présenteront déguisées devant le trône de Salomon au cours du fameux jugement...




EVOLUTION
ADN
CREATIONNISME
SCIENCE

BERECHIT

BETH
TOHOU BOHOU
REFLEXION
PARASHA
CREATION
COMMENCEMENT
ETUDE
MONDE
PROJET
GENESE
AGE
BETH
MANITOU
RON CHAYA
SECRET
REFLEXION


Alain Kleinman


« Le Beth est bloqué de tous cotés à l’exception d’un seul, par conséquent il ne t’est pas permis de questionner ce qui est en haut, ce qui est en bas, ce qui est avant et ce qui est après. »


"Avant le Commencement, le Saint loué soit-Il créait des mondes et les détruisait …" (Berechit Rabba 3, 7)

Une flamme obscure jaillit du frémissement de l'Infini (infiniment petit), dans l'enfermement (atomes, noyaux, électrons et force nucléaire faible) de son enfermement (quarks et force nucléaire forte). Telle une forme (certitude et ordre) dans l'informe, inscrite sur le sceau, ni blanche, ni noire, ni rouge, ni verte, ni d'aucune couleur. Quand ensuite, Il régla le commensurable (quatre dimensions de l'espace-temps et la métrique), Il fit surgir des couleurs (forces électromagnétiques et la lumière) qui illuminèrent l'enfermement (fonds diffus cosmologique) " ...
" Ce sont les lettres qui ont été gravées, le sens intime de la Torah, qui jaillirent du point.
ZOHAR


Existe-t-il une réponse à la question « Qui a créé tout cela ? » (Is 40,26), en hébreu, מי ברא אלה ?
Le Zohar -Livre de Splendeur- met dans la bouche du Prophète Elie un secret.
Les 5 lettres des 2 mots מי et אלה se mêlèrent pour donner la réponse : Elohim , אלהים



BIG BANG-VIDEO
COSMOLOGIE
GALAXY
DATE
MODELE
HISTOIRE
EVOLUTION
SCIENCE
RESUME
DOSSIER
15 MILLIARDS
BIG BOUNCE
LE MUR DE PLANCK
ORIGINE
ANIMATION
UNIVERS
GEOMETRIE
ETOILE
CARTOONS
GENESE
EINSTEIN


Avec le même regard limpide et critique dont, il [l’esprit éclairé et enrichi par les connaissances scientifiques] examine et juge les faits, il y entrevoit et reconnaît l’œuvre de la Toute-Puissance créatrice, dont la vérité, suscitée par le puissant « Fiat » prononcé il y a des milliards d’années par l’Esprit créateur, s’est déployée dans l’univers […]. Il semble, en vérité, que la science d’aujourd’hui, remontant d’un trait des millions de siècles, ait réussi à se faire témoin de ce « Fiat Lux » initial, de cet instant où surgit du néant avec la matière, un océan de lumière et de radiations, tandis que les particules des éléments chimiques se séparaient et s’assemblaient en millions de galaxies. »
« Ainsi, création dans le temps ; et pour cela, un Créateur ; et par conséquent, Dieu ! Le voici, donc — encore qu’implicite et imparfait — le mot que Nous demandions à la science et que la présente génération attend d’elle. […] »
PIE XII



La délicate approche du Commencement est une caractéristique partagée par les sciences contemporaines. Si la théorie cosmologique du Big Bang est communément admise, l'extrapolation scientifique rencontre ses limites à proximité du " temps zéro ", qui est pudiquement appelé singularité.

Selon la physique relativiste, au delà d'une infime durée appelée temps de Planck (10 puissance - 43 s), l'univers est supposé se concentrer en un espace excessivement restreint et infiniment dense. Il s'apparente alors à un " trou noir ". Dans ces conditions extrêmes, le cadre espace-temps disparaît et avec lui les notions de longueur et de temps, à plus forte raison d'histoire.

Selon la mécanique quantique, il nous est interdit de connaître à la fois la position et le mouvement d'une particule de matière. Si nous choisissons la position, une localisation est possible dans l'espace, mais son inscription dans le temps resterait méconnue. La particule, ainsi repérée, évoluerait dans un temps incertain. Comment écrire son histoire ? Si nous préférons suivre le mouvement de cette particule, une dynamique serait mesurable, mais exempte de référence spatiale. Maintenant, c'est l'espace qui est indéterminé. Le cadre manque à l'histoire.

Peut-être la théorie de la grande unification des lois de la physique, la " TUG ", nous permettra-t-elle un jour de retrouver nos marques ? Pour l'heure, c'est impossible.

La singularité représente une limite de compétence de la science contemporaine. Quant à la Tradition, elle nous déconseille de pousser plus " avant " le Commencement. Toutefois, l'Avant existe, mais il est tout spirituel, comme il est dit :
"L'Eternel m'a possédée au commencement de sa route, avant ses œuvres, dès l'origine. Depuis l'éternité, je fus préparée, dès le début, antérieurement à la terre." (Proverbes 8, 22 et 23)



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